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Consommer… et prendre soin de son bien-être : c’est possible ?

La consommation de substances (qu’il s’agisse d’alcool, de cannabis, de médicaments ou d’autres produits) fait partie de la réalité de nombreuses personnes, notamment chez les adultes. Les raisons peuvent varier : se détendre, gérer le stress et les obligations du quotidien, faire face à une situation difficile ou simplement par habitude. Cependant, il est important de reconnaître que, même si certaines substances peuvent procurer un soulagement temporaire, elles peuvent aussi avoir un impact sur la santé.

Prendre soin de son bien-être tout en étant conscient de sa consommation, c’est possible. Il existe des ressources et des stratégies pour mieux comprendre ses habitudes, faire des choix éclairés et trouver un équilibre qui respecte à la fois ses besoins et sa santé.

 

Est-ce que consommer, c’est toujours mauvais?

Même si cette consommation peut entraîner des conséquences importantes sur la santé et le bien-être, il n’est pas toujours facile pour une personne d’arrêter complètement. Pour certaines, cela peut prendre du temps, nécessiter du soutien ou ne pas être envisageable dans l’immédiat. C’est pourquoi il existe une approche appelée réduction des méfaits, qui vise à diminuer les risques associés à la consommation, en tenant compte de la réalité et des capacités de chacun. Cette approche reconnaît qu’il est possible de poser des gestes concrets pour se protéger, même en situation de consommation. Par exemple :

Des mélanges de drogues très puissants circulent actuellement sur le marché. Pour réduire les risques lors de la consommation, voici quelques conseils à garder en tête :

  • Ne pas consommer seul ;
  • Si on consomme seul, aviser un ami ou un proche qui pourra intervenir en cas de besoin et garder le contact avec cette personne ;
  • Diminuer la dose pour voir l’effet ou faire une dose d’essai ;
  • Éviter de mélanger plusieurs substances ;
  • Se renseigner sur les effets et les risques ;
  • Parler à quelqu’un de confiance si on a des questions ou des inquiétudes ;
  • Analyser ses substances avec des bandelettes de détection de fentanyl avant de les consommer.
    (Ces bandelettes sont offertes gratuitement par plusieurs organismes communautaires de notre région, dont ceux distributeurs de naloxone);
  • Si la prise de substances se fait en groupe, ne pas consommer tous en même temps ;
  • Avoir de la naloxone avec soi et savoir l’utiliser (La naloxone est un antidote efficace, mais il peut être nécessaire d’administrer de multiples doses afin de renverser les effets); Administrer la naloxone | Institut national de santé publique de Québec
  • Appeler le 911 en cas de surdose.

 

Organismes distributeurs de matériel de consommation à moindre risque en Chaudière-Appalaches :

  • Alliance Jeunesse, Chutes-de-la-Chaudière ;
  • Centre aide et prévention jeunesse (CAPJ), Lévis ;
  • Carrefour employabilité – Travail de rue ;
  • Au Bercail de Saint-Georges ;
  • Maison des jeunes « L’Utopie » ;
  • L’Essentiel des Etchemins ;
  • Maison des jeunes de Montmagny inc. ;
  • Centre DOMRÉMY des Appalaches inc.

 

 

Une statistique à connaître

Selon l’INSPQ, on a recensé au Québec, en 2024, 457 décès causés par une intoxication confirmée aux substances psychoactives, dont 189 liés à une surdose d’opioïdes.

En Chaudière-Appalaches, en 2024, on compte 18 décès attribués à une intoxication confirmée aux substances psychoactives, dont 6 causés par une surdose d’opioïdes. À ces chiffres s’ajoutent 13 décès suspectés d’être liés à une intoxication à ces substances.

Ces données montrent que la consommation peut toucher tout le monde. Il est important d’en parler sans jugement.

 

Comment prendre soin de soi et consommer de manière sécuritaire?

Voici quelques trucs simples pour garder une bonne santé mentale, même si on consomme ou si on connaît quelqu’un qui consomme :

  • Écoute ton corps et ton cœur : Si tu te sens triste, stressé ou fâché souvent, c’est un signe que tu as besoin d’aide ;
  • Parle à quelqu’un : Un proche, un intervenant du 811, un professionnel… Parler, ça aide à se sentir moins seul ;
  • Informe-toi : Comprendre ce qu’on consomme et ses effets, c’est une façon de se protéger;
  • Utilise les ressources : Il existe plein de services pour t’aider, t’écouter ou te conseiller.

 

La Loi du bon Samaritain

Si tu vois quelqu’un en danger à cause d’une surdose, contacte rapidement le 911. La Loi du bon Samaritain protège les personnes qui appellent à l’aide, même si tu as consommé aussi ou encore si tu es avec quelqu’un qui consomme, tu ne seras pas puni pour avoir voulu aider.

Aider, c’est courageux. Et la loi est là pour te protéger.

 

Des ressources utiles pour toi ou tes proches :

 

En conclusion

La consommation, ça existe. Mais on peut en parler, se protéger, et surtout… prendre soin de soi. Que tu consommes ou non une ou plusieurs substances, tu as le droit de poser des questions et de demander de l’aide.

 

Références

À propos de la Loi sur les bons samaritains secourant les victimes de surdose – Canada.ca
Bilan 2024 de la vigie des surdoses de drogues – Extranet – CISSS de Chaudière-Appalaches
Décès attribuables à une intoxication aux opioïdes et décès reliés à une intoxication suspectée aux opioïdes ou autres drogues | Institut national de santé publique du Québec
Drogue aide et référence : La loi de l’effet
Risques liés à l’usage d’opioïdes | Gouvernement du Québec
Statistique Canada, Enquête sur la consommation de cannabis, 2023


Rédigé par Casey Cardinal, APSM, Direction de santé publique, 16-10-2025

Révisé par:

Catherine Gagnon-Grégoire, APSM, Direction de santé publique

Jennyfer Levasseur, APSM, Direction de santé publique

Léa Fecteau, APSM, Direction de santé publique

Amélie Tanguay, Infirmière clinicienne en maladies infectieuses, Direction de santé publique

Marieve Émond, conseillère en soins du volet surdose en maladies infectieuses, Direction de santé publique

Dre Liliana Romero, Directrice de santé publique

 

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