Temps des fêtes et saines habitudes de vie : un duo possible et bénéfique

Le temps des fêtes est une occasion privilégiée pour se détendre, profiter des plaisirs de la vie et s’accorder une pause bien méritée dans nos routines. Cette période peut devenir une occasion précieuse de prendre soin de soi, en adaptant nos habitudes de vie à un contexte festif. Par contre, pour certaines personnes, les fêtes peuvent aussi être une période plus sensible, marquée par la solitude, le deuil ou l’anxiété. Prendre soin de soi devient alors un geste de bienveillance essentiel.

 

Pourquoi est-ce important de maintenir de saines habitudes pendant les fêtes ?

Même si cette période est exceptionnelle, notre corps et notre esprit ont toujours besoin d’équilibre. Maintenir de bonnes habitudes permet de :

 

Les fêtes : un moment idéal pour cultiver le bien-être

Le temps des fêtes peut être une bonne période pour mettre en pratique des comportements qui nous seront bénéfiques. En fait, il peut même favoriser certaines habitudes positives :

 

Comment intégrer les saines habitudes dans les traditions festives ?

  1. Comme cadeau, offrir du bien-être

Offrir du bien-être, c’est aussi encourager les autres à prendre soin d’eux. Plutôt que des objets, pourquoi ne pas offrir :

 

  1. Mettre la cuisine maison au cœur des festivités

Manger sainement ça veut aussi dire :

 

  1. Créer des moments de calme

Le calme permet de mieux gérer le stress et de savourer les moments présents. Entre deux rassemblements, prévoir :

 

  1. Bouger en s’amusant

L’activité physique peut être intégrée naturellement aux traditions familiales. Danser, jouer dehors avec les enfants, glisser, patiner, faire une randonnée en raquette. Il est aussi possible d’associer le plaisir de bouger à une autre activité comme par exemple marcher pour aller à la bibliothèque choisir des livres ou se rendre dans un parc ou un boisé près de chez soi pour savourer un chocolat chaud !

 

  1. Utilisation équilibrée des écrans

Explorez des alternatives aux écrans qui deviendront autant de moments précieux partagés ensemble dont vous vous souviendrez longtemps. Plutôt que d’avoir le nez rivé à son cellulaire, profitez du fait d’avoir (enfin !) un peu de temps libre pour souffler et dépoussiérer votre jeu de Monopoly (choix de jeu à votre discrétion) ! Faites vos propres décorations de Noël, préparez des soupes en pot en famille pour les offrir à vos hôtes ou retrouvez les « crazy carpet » dans le garage. Et si le cœur vous en dit, une soirée ciné-cadeau autour du film La Guerre des Tuques fait aussi partie des traditions ! Une utilisation équilibrée et consciente vous permettra de ressortir le meilleur pour bien profiter des vacances (Pause, 2024).

 

En conclusion

Le temps des fêtes ne doit pas être vu comme une parenthèse où l’on met nos bonnes habitudes de côté. Au contraire, c’est une occasion précieuse de les vivre autrement, avec douceur, plaisir et créativité. Prendre soin de soi pendant cette période, c’est aussi mieux profiter de chaque moment, avec énergie et sérénité. Surtout, il n’y a pas de « bonne » ou « mauvaise » façon de vivre les fêtes : l’important est de respecter ses besoins.

 

Références 

Association canadienne pour la santé mentale, Montréal. (2023). Traverser les fêtes en bonne santé mentale : Quatre habitudes qui font du bien. Récupéré le 30 septembre 2025 sur le site : https://acsmmontreal.qc.ca/traverser-les-fetes-en-bonne-sante-mentale-quatre-habitudes-qui-font-du-bien/.

Bonjour-santé. (2023). Protégeons notre santé mentale et notre mieux-être pendant les Fêtes. Récupéré le 30 septembre 2025 sur le site : https://bonjour-sante.ca/blogue/article/protegeons-notre-sante-mentale-et-notre-mieux-etre-pendant-les-fetes.html.

PAUSE. (2024, 28 novembre). Moins de temps d’écran = plus de temps pour… être ensemble ! PAUSE. https://pausetonecran.com/moins-de-temps-decran-plus-de-temps-pour-etre-ensemble/ [pausetonecran.com]

 

Rédigé par Jennyfer Levasseur, APSM
Révisé par Casey Cardinal, APSM et Catherine Gagnon-Grégoire, APSM

Maladie mentale, santé mentale, santé mentale positive… comment s’y retrouver ?

Dans le cadre de la Semaine nationale de la santé mentale, qui a lieu annuellement en mai, nous démystifions les concepts de maladie mentale, santé mentale et santé mentale positive. On entend souvent parler de ces concepts et il est parfois difficile de pouvoir comprendre ce dont il est question. Certaines personnes croient, à tort, ne pas être concernées lorsqu’on parle de santé mentale. Elles mélangent les termes de « maladie mentale » et de « santé mentale » bien qu’il s’agisse de deux concepts. Essayons d’y voir plus clair…

 

Maladie mentale, trouble mental, trouble de santé mentale

Ces termes, souvent utilisés comme des synonymes, réfèrent à : « des altérations de la pensée, de l’humeur ou du comportement associées à un état de détresse et de dysfonctionnement marqué (OMS, 2024).»  Chaque année, on estime qu’une personne sur 5 aura une maladie mentale (CMHA, 2024). Il est alors question de diagnostic de maladie comme la dépression majeure, le trouble bipolaire, la schizophrénie, le trouble anxieux, le trouble alimentaire, etc.

 

Santé mentale, santé mentale positive

La santé mentale (ou santé mentale positive), quant à elle, fait référence à un : « état de bien-être mental qui nous permet de faire face aux sources de stress de la vie, de réaliser notre potentiel, de bien apprendre et de bien travailler, et de contribuer à la vie de la communauté (Agence de la santé publique du Canada, 2024).» La santé mentale est un donc une partie intégrante de la santé en elle-même, tout comme la santé physique. Les deux (santé physique et mentale) sont d’ailleurs reliées et s’inter-influencent. Tout comme la bonne santé d’une personne ne se traduit par la simple absence de maladie, être en bonne santé mentale, c’est plus que de ne pas avoir de maladie mentale. On comprend maintenant les deux concepts sur un double continuum : celui de la maladie mentale (présence d’une maladie vs absence de maladie) et celui de la santé mentale (florissante ou excellente vs mauvaise ou languissante). De cette façon, un individu vivant avec une maladie mentale peut tout de même avoir une bonne santé mentale et une personne sans maladie mentale peut avoir une santé mentale mauvaise. Voici un schéma pour illustrer la distinction :

*Schéma tiré du Projet Épanouir (Fillion, 2022, p.10). 

 

Les déterminants sociaux de la santé mentale

Différents facteurs influencent l’état de santé mentale des individus :

Caractéristiques individuelles ou sociodémographiques : Ces éléments font référence au sexe, âge, statut socio-économique, état de santé physique, etc.

Facteurs associés au milieu de vie : situation familiale, milieux scolaires, de travail, voisinage. On y retrouve par exemple, le type d’attachement parents/enfants, le sentiment d’appartenance à son milieu scolaire, l’engagement communautaire, la qualité de ses relations interpersonnelles, etc.

Facteurs structuraux : les politiques publiques, les inégalités sociales de santé, l’accès au logement, la sécurité, la discrimination, etc. sont tous des éléments qui influencent les conditions de vie et les opportunités des individus.

*Image tirée de l’INSPQ (2024).

Améliorer la santé mentale de la population ne se résume donc pas à une responsabilité personnelle, mais à travailler sur une diversité de facteurs individuels, familiaux, communautaires et même sociétaux. En promotion de la santé mentale, le développement de compétences personnelles et sociales est mis de l’avant, tout comme la création et le maintien d’environnements dits favorables à la santé mentale, c’est-à-dire des milieux bienveillants, sains et sécuritaires.

 

Quoi faire ?

Vous pouvez d’abord faire le point sur votre état de santé psychologique en complétant le quiz Comment je me sens ? et prendre connaissance des ressources et stratégies qui vous seront proposées à la fin.

Vous pouvez aussi influencer positivement votre communauté et vos milieux de vie. Participer à la fête des voisins au travail de Santé mentale Québec – Chaudière-Appalaches est une occasion de tisser des liens positifs avec vos collègues, renforcer votre sentiment d’appartenance au travail et de vous engager dans votre milieu de travail. Apprenez-en plus sur cette initiative annuelle au : https://santementaleca.com/campagne-annuelle/moments-forts/fete-des-voisins-au-travail.html

 

Pour aller plus loin

Pour aller plus loin sur les facteurs qui influencent la santé mentale, l’approche du parcours de vie ou les liens entre les inégalités sociales et la santé mentale, consultez la page de l’Institut national de santé publique : https://www.inspq.qc.ca/sante-mentale/facteurs

 

Références 

 

Rédigé par Catherine Gagnon-Grégoire, APSM, Direction de santé publique, 2025-02-06

Comment faire face à l’éco-anxiété?

Sécheresses, inondations, feux de forêt, tempêtes, les aléas climatiques sont nombreux et se font sentir chez nous aussi. L’Organisation mondiale de la santé qualifie de menace fondamentale pour la santé humaine les changements climatiques. Il est anticipé une augmentation de l’intensité et la fréquence des aléas climatiques au fur et à mesure de l’évolution de la crise climatique. La crise climatique, la transition socioécologique, les changements climatiques sont des termes qui font maintenant partie de notre réalité quotidienne. À travers cette situation, un nouveau terme émerge aussi, celui de l’éco-anxiété.

Selon le Baromètre de l’action climatique (2023), ce sont près de 3 Québécois sur 4 qui se disent très préoccupés par les problèmes environnementaux et 89 % de la population croit que les conséquences vont s’intensifier si nous tardons à agir contre les changements climatiques. La question climatique est donc bien présente dans l’esprit des Québécois.

Il existe plusieurs définitions de l’éco-anxiété. Il est possible de la comprendre ainsi : ‘’ […] par le vécu d’émotions et par des préoccupations à différents degrés à propos de l’environnement, des impacts environnementaux ou sociaux, de l’avenir ou de l’inaction observée […]’’ (Lopes, 2023 : 12).

Plusieurs s’entendent pour dire qu’une dose de préoccupation par rapport à notre environnement peut être une source de motivation et de mobilisation à l’action, voire même une réaction saine et normale aux phénomènes des changements climatiques. Pour certains, l’éco-anxiété s’accompagne d’une détresse, de désespoir, d’impuissance et peut nuire au fonctionnement optimal de la personne. Dans cette situation, il s’agit d’un problème sur le plan de la santé mentale et l’aide professionnelle est à envisager. L’éco-anxiété peut donc être vécue de façon très différente d’une personne à l’autre et amener des effets diversifiés.

Toujours selon le baromètre de l’action climatique, ce sont plus de la moitié des Québécois (54 %) qui auraient vécu de l’éco-anxiété dans la dernière année. Ce taux est en augmentation par rapport aux années précédentes. 68 % de la population ressentiraient une impuissance face aux changements climatiques. Finalement, le tiers de la population aurait ressenti souvent ou presque toujours de l’inquiétude à propos du futur de l’humanité au cours de la dernière année.

 

Qui sont les plus touchés ?

Tout le monde peut être touché à un moment où l’autre par des écoémotions, comme l’éco-anxiété. On retient que certains membres de la population y sont plus vulnérables comme les femmes, les jeunes, les jeunes parents, les scientifiques et les militants ainsi que ceux qui ont vécu des catastrophes naturelles ou vécus des conséquences directes de problèmes environnementaux. Les peuples autochtones et les agriculteurs sont d’autres groupes de la population qui sont plus à risque d’éco-anxiété.

 

Quoi faire lorsqu’on ressent de l’éco-anxiété ?

Le média de l’action climatique au Québec, un point cinq, nous propose un guide de survie à l’éco-anxiété :

1) Reconnaître nos biais cognitifs. Être conscient que nous pouvons interpréter ou percevoir les choses d’une certaine façon. Par exemple, identifier que nous avons tendance à voir le monde blanc ou noir, ou de façon catastrophique, ou autre, peut permettre le recul nécessaire pour essayer de mieux nuancer ou d’être plus objectif dans nos réflexions.

2) Accepter nos limites affectives face à la complexité des changements climatiques. Dans la même lignée que la piste précédente, reconnaître les émotions vécues en lien avec la situation climatique et accepter que nous ayons tous des limites personnelles face à l’ampleur du phénomène.

3) Chercher des sources d’information fiables. Il est possible de trouver toutes sortes d’écrits en lien avec les changements climatiques, passant du climato scepticisme aux discours alarmistes qui suscitent l’impuissance et le désespoir. S’informer via des sources d’informations fiables qui vont être axées sur les faits liés à la situation ainsi qu’aux stratégies pour y faire face. L’Institut national de santé publique offre même un guide pratique pour soutenir la communication liée aux changements climatiques (voir le lien à la section suivante).

4) S’engager dans des actions qui reflètent nos préoccupations. De manière individuelle ou collective, se mettre en action peut réduire l’anxiété en augmentant notre sentiment d’efficacité personnelle. Les actions collectives peuvent d’ailleurs contribuer aux développements de liens sociaux qui sont favorables à la santé mentale et contribuer au sentiment d’appartenance à sa communauté.

5) Pratiquer la bienveillance envers soi-même. Ne pas se surresponsabiliser quant à la situation climatique mondiale, prendre soin de soi, maintenir un équilibre entre les différentes sphères de sa vie, au-delà de l’unique préoccupation environnementale, développer et maintenir de saines habitudes de vie, pratiquer la pleine conscience, voici différentes stratégies pour permettre un recul bienveillant envers soi-même.

6) Garder contact avec la nature et le monde vivant. Le contact avec la nature est démontré comme ayant un impact positif sur la santé mentale des personnes qui s’y exposent. S’exposer au vivant, prendre le temps d’apprécier la nature est une façon efficace de se reconnecter à soi-même, sous la forme de la pleine de conscience. Ceci permet aussi un contact agréable et positif à travers le filtre alarmiste et inquiétant que l’on peut parfois avoir lorsqu’on entend parler de l’environnement.

Vivre des émotions d’éco-anxiété est normal dans le contexte actuel. N’hésitez pas à consulter si cette émotion prend une place trop importante dans votre vie, que vous éprouviez une détresse ou de la difficulté à maintenir un fonctionnement social.

 

Pour en savoir plus

Pour aller plus loin sur le sujet des changements climatiques et de la transition socioécologique, voici quelques suggestions :

→ Deux guides pour mettre en place une démarche de transition socioécologique en milieu scolaire (primaire et secondaire) réalisés par Environnement Jeunesse.

→ La Fondation David Suzuki a mis en place le Réseau Demain le Québec qui rassemble des groupes de citoyens des quatre coins du Québec qui ont à cœur la transition socioécologique.

→ Le projet VRAC (évaluation des vulnérabilités aux changements climatiques de la région de la Chaudière-Appalaches) permet d’en connaître plus sur chacune des MRC de Chaudière-Appalaches grâce à des fiches-synthèses.

→ Un guide pratique : Parler efficacement des changements climatiques de l’INSPQ.

→ Un balado hebdomadaire: Le Podcast d’Éco-Motion.

 

Références

Champagne St-Arnaud, V., Crépeau, J. et Daignault, P. (2023). Baromètre de l’action climatique : Disposition des Québécoises et des Québécois envers les défis climatiques. Groupe de recherche sur la communication marketing climatique, Université Laval.

Deegan, M.-P. (2022, 12 juillet). Qu’est-ce que l’éco-anxiété ? Tour d’horizon et pistes d’action. Cent Degrés. https://centdegres.ca/ressources/qu-est-ce-que-l-ecoanxiete-tour-d-horizon-et-pistes-d-action?gad_source=1&gclid=EAIaIQobChMI-OO0-PHoigMVs1ZHAR2uNCW4EAAYASAAEgIJnfD_BwE

Organisation mondiale de la santé. (2023, 12 octobre). Changement climatique. https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/climate-change-and-health

Lopes, I. (2023). Les visages de l’éco-anxiété. Éditions Écosociété.

Des Universitaires. (2021, 26 novembre). L’éco-anxiété. Un point cinq. https://unpointcinq.ca/article-blogue/ecoanxiete-accueillir-comprendre-prendre-en-charge/

Nature Québec. (2024, 3 avril). Mieux vivre avec son éco-anxiété. https://naturequebec.org/mieux-vivre-avec-son-ecoanxiete/

 

Rédigé par Catherine Gagnon-Grégoire, APSM, Direction de la santé publique

Prendre le temps de ralentir

Les cultures de productivité et de performance touchent plusieurs sphères de nos vies et amènent des impacts sur la santé et le bien-être de la population. Pression de performance dans nos différents rôles sociaux, accumulation de tâches, surproductivité sont devenues monnaie courante, mais la valorisation de ce rythme de vie et cette culture de performance ne se fait pas sans conséquence.

Ralentir, de quoi parle-t-on ?

Une vingtaine de partenaires intersectoriels (milieux de la santé, entrepreneuriat, ressources humaines, culture) se sont rassemblés dans un groupe de travail pour influencer un changement vers un ralentissement. Voici leur explication de ce dont il est question par ralentissement :

« Ralentir, c’est adopter un rythme de vie équilibré en adéquation avec nos besoins et nos valeurs telles que la santé, l’environnement et le bien commun, et ce autant au niveau individuel que collectif ».

Un rythme de vie essoufflant

Vous reconnaissez-vous dans ces chiffres ? Plus d’une personne de 18 à 54 ans sur 2 affirme être souvent stressée par son rythme de vie. Ce sont le quart des personnes qui considèrent avec un rythme de vie surchargé.

 

 

 

 

 

 

 

Dans ce contexte, plusieurs personnes adoptent des comportements qui vont à l’encontre de leur santé et leur bien-être comme de conduire au-delà de la vitesse permise pour gagner du temps, diminuer ses heures de sommeil, manquer de temps pour les activités physiques, de loisirs et même manquer de temps à passer avec ses proches. Les principaux facteurs évoqués qui nuiraient au ralentissement sont les responsabilités financières, familiales et professionnelles.

La majorité de la population indique que notre société devrait valoriser un rythme de vie plus lent, mais seulement le tiers considère que de ralentir est bien perçut socialement. De nombreux freins nuisent à actualiser ce changement de rythme de vie comme la croyance que le ralentissement leur risquerait de faire perdre des opportunités, que le ralentissement est contraire à la réussite et au progrès et que ce ralentissement aurait des conséquences sur leur parcours.

Les impacts

Au-delà des impacts personnels (augmentation du temps d’écran, réduction de l’activité physique, augmentation des comportements à risque sur la route, diminution du sommeil, etc.), nos rythmes de vie effrénés ont des impacts sociaux en exacerbant les inégalités sociales de santé, valorisant des standards de surconsommation et même en influençant l’aménagement du territoire. Cette impression que vous avez peut-être de courir après votre queue n’est finalement pas seulement une impression, mais un phénomène partagé par plusieurs dans notre société !

Dans ce contexte, le groupe de travail a rédigé un Manifeste pour la création de milieux de vie favorables à un ralentissement collectif afin de favoriser un changement de la tendance pour un mode de vie plus posé, équilibré et sain.

Les fondements et principes directeurs pour le projet ralentir

1) La capacité de ralentir est influencée par plusieurs facteurs individuels, organisationnels et sociaux. La responsabilité est donc partagée entre les différents paliers de notre société. Oui, des changements individuels pour ralentir votre rythme de vie, mais les milieux organisationnels et politiques ont aussi un rôle à jouer pour favoriser le changement de la culture de performance.

2) Un rythme de vie en harmonie avec soi et les autres, c’est-à-dire avec nos besoins, limites, valeurs et aspirations, est à préconiser. L’équilibre à trouver entre les différents rôles, responsabilités, valeurs, besoins est propre à chacun. Nous pouvons favoriser le développement de cet apprentissage de connaître et respecter son rythme et celui des autres.

3) Les milieux de vie doivent faciliter et favoriser l’adoption d’un ralentissement collectif. Les milieux de travail et scolaires et même l’aménagement du territoire peuvent contribuer au ralentissement.

4) Des cultures saines de consommation, de productivité et de performance, qui s’inscrivent dans un ralentissement collectif, bénéficieraient à toute la société. En d’autres mots, entretenir une relation plus saine et durable avec notre consommation, notre relation avec la productivité et la performance aura des impacts positifs pour l’ensemble de la population.

L’idée vous interpelle ?

En suivant l’adage Charité bien ordonnée commence par soi-même, faites la réflexion sur votre rythme de vie. Avez-vous l’impression de toujours être à la course, de ne pas avoir le temps de profiter des moments qui passent, d’être dépassé par les situations, etc. ? Si vous aviez plus de temps, avec qui ou à faire quoi aimeriez-vous prendre plus de temps ?

Relisez nos articles précédents sur l’équilibre de vie (avec l’exercice de la roue du bien-être) et l’importance de prendre soin de soi (avec la méthode des petits pas Kaizen) pour soutenir votre propre processus de ralentissement. Peut-être aussi qu’en réfléchissant sur votre utilisation des écrans, vous retrouvez plusieurs minutes « perdues » dans votre journée. Ce sera peut-être votre point de départ vers un rythme de vie plus satisfaisant.

Bonne réflexion !

Prenez connaissance des résultats du sondage effectué auprès des Québécois en 2023: Infographie projet ralentir

Pour aller plus loin

Ralentir peut se faire sous différentes formes. Pour explorer différentes façons de le mettre en application, voici des suggestions.

Slow-Tech/Ralentir les écrans: Pause ton écran

Fête des voisins au travail: Santé mentale Québec Chaudière-Appalaches

Le jeu libre pour les enfants: Naître et grandir

Porter votre attention au moment présent (pleine conscience): La pleine conscience

Références

Association pour la santé publique du Québec (2024). Ralentir. https://aspq.org/priorite/ralentir/

Image tirée de l’infographie de l’ASPQ (2023)

 

Rédigé par : Catherine Gagnon-Grégoire, APSM

Date : 23/08/2024